darmflora stärken

Renforcer & reconstituer sa flore intestinale

Conseils pour renforcer votre flore intestinale

Comment faire pour reconstituer sa flore intestinale et la renforcer une bonne fois pour toutes, avant que les maux de ventre ne viennent troubler notre quotidien. La construction de la flore intestinale se joue déjà à la naissance, pourtant il est possible d’être actif dans sa protection et son renforcement afin de bien se sentir dans son ventre et dans son corps !

Voici nos conseils pour renforcer votre flore intestinale grâce à l’alimentation, le sport et la relaxation.

 

Construction de la flore intestinale avant la naissance

La flore intestinale est un élément important du système immunitaire, c’est pourquoi il est nécessaire de savoir comment elle est construite et comment la préserver. Elle a également un rôle immunitaire important : selon son état, l’organisme peut plus ou moins bien se défendre contre les agents pathogènes. Ainsi, en cas de maladie, elle peut avoir une influence sur son degré de gravité ainsi que sur sa durée ; autant de raisons pour se demander comment développer une flore intestinale saine. Avant de répondre à cette question, nous allons d’abord voir dans quelle mesure la naissance et le premier-âge jouent un rôle important dans cette affaire.

La flore intestinale se développe dès la naissance et dépend également du type d’accouchement : une naissance naturelle, donc par voie vaginale, permet au nouveau-né de recevoir les défenses naturelles de la flore intestinale de sa mère. Il a, pendant ses premiers jours, une flore intestinale semblable à celle de sa mère. En revanche, en cas de césarienne, la flore intestinale se développe d’une autre façon et ressemble à la flore cutanée de la mère.

La flore intestinale chez les nourrissons : le pouvoir du lait

Après la naissance, le développement de la flore intestinale dépend de l’alimentation du nourrisson et du lait qu’il reçoit. Si sa mère l’allaite, la flore intestinale de l’enfant sera constituée en grande partie de ce que l’on appelle les bifidobactéries ; si, au contraire, elle le nourrit avec des laits artificiels en poudre, la flore intestinale aura, en comparaison avec celle d’un enfant nourri au sein, une quantité bien plus grande de microorganismes de type bactéroïdes. Une telle composition est plutôt proche de celle de la flore intestinale d’un adulte.

Les bifidobactéries décomposent le sucre contenu dans l’alimentation du nourrisson en acide acétique et en acide lactique dans un rapport 3 pour 2. Elles contribuent ainsi à l’acidification des intestins, rendant plus compliquée la multiplication d’agents pathogènes, ce qui permet à l’organisme de les éliminer plus facilement. La flore intestinale des nouveau-nés nourris au sein offre donc une meilleure protection contre les infections que celle des nouveau-nés dont l’alimentation est artificielle.

La raison de cette différence dans la construction de la flore intestinale se trouve dans la composition des laits. Le lait maternel est optimal pour l’alimentation des nouveau-nés et des enfants en bas-âge, et jusqu’ici, personne n’a réussi à recréer un lait artificiel aux caractéristiques proches de celles du lait maternel. Ce dernier contient par exemple des glucides à la structure unique, comme les oligosaccharides, impossibles à fabriquer artificiellement.

Les oligosaccharides servent d’alimentation aux bactéries intestinales. Pour la fabrication des laits artificiels, ce type de sucre est remplacé par d’autres éléments (notamment des prébiotiques), mais les bifidobactéries de la flore intestinale ne se développeront pas autant qu’avec les oligosaccharides naturels issus du lait maternel. Même la quantité d’autres sortes de bactéries sera différente. Il est maintenant évident que les différences dans l’alimentation ont une grande influence dans la construction de la flore intestinale.

La flore intestinale chez les enfants en bas âge

Lorsque l’enfant atteint le quatrième mois, il est sevré du lait maternel et commence à consommer des aliments solides, sa flore intestinale évolue en fonction des caractéristiques individuelles ainsi que de l’environnement. Plus le temps passe, plus la flore intestinale de l’enfant s’approche de celle d’un adulte ; mais même durant cette période, l’influence de l’alimentation sur la flore intestinale agit sur l’apparition de maladies.

Il a ainsi été prouvé que les enfants ayant grandi à la ferme et bu du lait non pasteurisé durant leur première année souffraient plus rarement que les autres enfants de réactions d’hypersensibilité telles que le rhume des foins, la dermatite atopique et l’asthme allergique.  Et même à l’âge adulte, il est possible de reconstituer une bonne flore intestinale en choisissant soigneusement les bons aliments, afin d’aider le système immunitaire de façon optimale.

Des scientifiques danois ont par exemple découvert que la consommation quotidienne de pommes fraîches et non traitées contribue à la multiplication de microorganismes bénéfiques dans les intestins et la digestion. La publicité promet également qu’il est possible de reconstruire de façon bien ciblée sa flore intestinale à l’aide de probiotiques et de proébiotiques (appelés « colonic food »). De plus, on sait qu’il est très important d’avoir une alimentation équilibrée, beaucoup d’activité physique ainsi qu’un repos suffisant pour préserver sa flore intestinale. C’est ainsi que cette dernière évolue et se régénère tout au long de la vie.

Les repas quotidiens doivent être composés aux trois quarts de fruits et légumes de saison, de préférence issus de l’agriculture biologique. Les crudités, véritables réserves de fibres, sont particulièrement conseillées, et les fibres issues de céréales complètes et de légumes entretiennent la flore intestinale, puisque les bonnes bactéries se nourrissent principalement de la cellulose que ces aliments contiennent. Les produits fermentés comme la choucroute ou le yaourt nature non allégé en matières grasses apportent directement ces bonnes bactéries à l’organisme. Les micronutriments et les compléments alimentaires peuvent également avoir une influence sur la construction et la préservation de la flore intestinale.

Les acides gras oméga-3 jouent aussi un rôle important. Les huiles végétales pressées à froid sont une source importante d’acides gras insaturés oméga-3 et oméga-6.

L’huile de lin est riche en oméga-3 et l’huile de tournesol, quant à elle, contient beaucoup d’oméga-6.
Il faudrait consommer 30 grammes d’huile par jour, dans l’idéal, 1/5 d’huile de lin et 4/5 d’huile de tournesol.

Une activité physique régulière stimule l’activité intestinale de façon durable ; il faudrait faire du sport pendant au moins 30 minutes chaque jour, de façon à accélérer la respiration. Il peut s’agir par exemple de marche ou de promenade à vélo rapide ou encore de jogging. Encore mieux : la pratique d’un sport d’endurance trois à quatre fois par semaine : marche nordique, natation ou vélo, ces activités sont idéales et protègent les articulations, contrairement au jogging. Des exercices abdominaux et des massages circulaires légers au niveau du ventre ont également une activité bénéfique sur l’activité intestinale.

Le stress entraîne des problèmes de digestion chez de nombreuses personnes ; sous cette pression mentale, l’organisme réduit l’activité intestinale afin d’économiser l’énergie. De plus, le stress cause la chute du nombre de bonnes bactéries intestinales. Un sommeil suffisant permet de réduire le stress et les exercices de relaxation tels que le training autogène ou le yoga peuvent s’avérer très utiles en cas de crise. N’oubliez pas : l’activité physique stimule l’activité intestinale et permet aussi de se détendre !

On retrouve souvent des additifs dans les produits industriels, par exemple de l’acide ascorbique artificiel ou des bactéries probiotiques, que les fabricants utilisent comme argument santé : ils désignent ainsi leurs produits comme étant de la « functional food », permettant de renforcer le système immunitaire. Cependant il est nécessaire de faire attention en consommant ces produits, car la publicité promet souvent bien plus que ce que le produit peut réellement apporter. On utilise souvent des additifs dans l’industrie alimentaire dont l’efficacité, la digestibilité ou encore leur innocuité pour la santé sont plus que douteuses. Pour construire une flore intestinale saine et la préserver sur la durée, il est préférable de se tourner vers des produits naturels ainsi que vers des compléments alimentaires de haute qualité.